
“Mène des interviews, synthétise et structure l’information, puis la retranscris, pour communiquer un message clair et compréhensible. Rédige aussi bien des articles que des textes illustrant des messages visuels, ou accompagnant des reportages photos. Capable de filmer et monter des reportages, puis de les intégrer à des pages web. Expérimentée pour la conduite de projet web ainsi que la mise à jour régulière et le suivi quotidien d’un contenu éditorial.
Localité: PACA, France.
Tél. + 33 (0)6 29 07 57 45
Cette rubrique est destinée à présenter un panel de mes réalisations à la charnière entre l’édition, l’audiovisuel et l’informatique.





Collectif de plasticiens et illustratrices, référencement en cours...
Beijing en side-car, référencement en cours...
Communication publiciataire et audiovisuelle, référencement novembre 2007.
Groupe de musique Swing Tzigane, référencement Aoùt 2005.
Garage automobile d'Aix en Provence, référencement juin 2008.
→ Réparation auto Aix → Entretien auto Aix
Ingénieur du son situé à Nantes, référencement février 2007.
→ Ingénieur son freelance → Ingénieur du son
Association du vaucluse, spécialisé dans le canyoning, via-ferrata et escalade, référencement juin 2004.
Articles publié dans le magazine mensuel «Science Frontières» et autres.
→ «Risques côtiers à l’horizon 2100.»
Articles écrits dans le cadre du 24ème festival Science Frontières qui s’est déroulé du 02 au 05 Avril 2008. (→Ici des détails sur ce festival.)

Luc L’Hostis, directeur du Développement Territorial des Bouches-du-Rhône à EDF, nous parle de l’énergie photovoltaîque et de ses applications dans notre région.
« Les énergies photovoltaîques ne représentent actuellement qu’1% des énergies renouvelables »
C’est quoi l’énergie photovoltaîque ?
C’est un processus qui consiste à transformer une partie du rayonnement solaire en électricité par le biais de cellules de silicium. Cette ressource représente 1% des énergies renouvelables. Elle est bien moins émettrice de gaz à effet de serre que les énergies fossiles qui génèrent encore les ¾ de l’énergie utilisée sur le territoire national. C’est peu quand on sait que dans un pays comme l’Allemagne elles représentent 25%.
Est-ce une énergie d’avenir ?
L’avenir sera plutôt une combinaison de plusieurs sources d’énergie, et ce pour une bonne raison : l’électricité ne peut pas se stocker. Néanmoins, le sud de la France fait partie des régions européennes, comme l’Espagne et la Grèce, qui amorcent le développement de cette filière. Aujourd’hui, EDF a validé plusieurs projets en PACA, dont deux à Marseille. Le premier concerne le pôle de la Belle de Mai, dont les toits-terrasses seront équipés de panneaux-moquettes étanches. Ces capteurs photovoltaîques sont très résistants, moins chers mais moins productifs que les panneaux de verre. C’est sur la commune d’Entressen (13) que le second projet verra le jour, sur 40 hectares. En s’engageant dans cette filière, Marseille veut donner l’exemple pour que les industriels s’engagent à leur tour. Le tissu économique régional a principalement favorisé l’utilisation des ressources énergétiques renouvelables. Si les ressources hydrauliques ont à ce jour été privilégiées, le potentiel d’ensoleillement offre de réelles perspectives.
Mais qu’en est-il des particuliers ?
Les habitants des zones où le réseau électrique n’est pas accessible sont les premiers concernés. Mais les panneaux restent encore assez onéreux et le retour sur investissements s’étend sur une dizaine d’années. Cependant, l’Etat encourage financièrement les particuliers intéressés, par le biais des crédits d’impôt.
Marseille, ville solaire! Article écrit le 3 Avril pour le quotidien du festival et publié sur Terre TV le 18 juillet 2008.

Michel Sommerard, aromathérapeuthes depuis plus de 20 ans, l’un des plus renommés en France. Auteur du livre « le chemin des arômes », Fondateur de la société «Florame».
C’est avec Michel Sommerard que débutent les éco-forum du festival. Aromatérapeuthe de renom, il s’est rendu à Madagascar à la recherche d’essences rares. Touchée par la situation du pays, il y a monté un projet de développement financé par des acteurs de la filière bio.
C’est en partant à la recherche de fleurs de ylang-ylang, une espèce particulièrement intéressante pour la confection des huiles essentielles, que Michel Sommerard a découvert Madagascar à la fin des années 80. Ce directeur de l’entreprise Florame », qui sélectionne et produit des huiles essentielles, a toujours été très sensible à l’écologie et au développement durable. Rendu sur l’île de l’Océan Indien, il n’a pas pu rester inactif devant la beauté et la pauvreté de ce pays. Car, comme il le dit lui-même : « C’est mon côté instinctif et sensible qui guide toute ma vie ». Au fil des rencontres, il s’est donc imprégné de la culture malgache. Il s’est investi d’une mission : agir pour le développement local. Il a découvert une région dévastée et déforestée : les habitants ont besoin de bois pour faire cuire leur riz. « On ne pouvait pas dire aux autochtones de respecter la forêt et d’arrêter leurs coupes sans leur en expliquer les raisons » précise Michel Sommerard. Il précise : « cette prise de conscience passe nécessairement par l’enseignement ».
L’association School est née de ce constat. Son objectif est de donner aux Malgaches les moyens de s’assumer, de devenir un jour leurs propres décideurs. L’association préfère concentrer ses actions sur une même zone. « Nous pourrions très bien mettre une goutte d’eau dans l’océan, mais à ce moment là, il devient impossible de la suivre », explique-t-il. « Sur notre petit secteur géographique, nous pouvons suivre nos actions dans le temps ». Aujourd’hui, l’association a reconstruit un collège et emploi des professeurs. Son prochain projet est la construction d’un lycée. Afin de financer son projet, Michel Sommerard est allé chercher des sponsors principalement dans le bio, car c’est son milieu. Il y croit et ne voit pas d’autres alternatives.
Bio et solidarité internationale! Article écrit le 3 Avril pour le quotidien du festival et publié sur Terre TV le 21 juin 2008.

Mas de la barque, station du parc National des Cévennes.
Au Mas de la barque, station du parc National des Cévennes, associations et élus locaux essayent de s’adapter au changement climatique. Ici, le ski alpin n’existe plus depuis 6 ans. « On a connu des années où il y avait des mètres de neige », se désole René Fortuné, co-fondateur du site de sport d’hiver dans les années 50. Aujourd’hui, le manteau neigeux ne permet plus l’exploitation rentable de la station. La réhabilitation proposée par le syndicat d’économie mixte de Lozère, ne semble pas du goût des habitants. Ils regrettent l’ambiance familiale qui régnait ces cinquante dernières années. Mais la réhabilitation est nécessaire pour relancer l’économie touristique locale.
Une réhabilitation vers l’éco-station
C’est un nouveau modèle de station qui est inventé dans ce milieu protégé. L’architecture des nouveaux gîtes s’intègrent parfaitement au paysage du parc. Les activités de pleine nature remplacent le ski alpin. Respectueuses de l’environnement, elles permettent d’éviter l’utilisation des canons à neige, qui nécessitent 4.000 m3 par hectare d’enneigement. Les réserves d’eau de la nappe phréatique seront ainsi préservées. Une nécessité car l’été, l’eau devient rare. En choisissant cette nouvelle approche écologique, les acteurs de ce projet envisagent d’ouvrir la région à un tourisme national, voire même international. C’est une seconde vie qui débute avec cette réhabilitation.
Réhabilitation, une solution durable! Article écrit le 5 Avril pour le quotidien du festival et publié sur Terre TV le 18 juin 2008.

Ce film a été réalisé dans le cadre de l’exposition «Poissons et crocodiles d’Afrique», à l’Aquarium du palais de la Porte Dorée qui s’est déroulée du 30 juin au 31 décembre 2006.
« Parole de fleuve », réalisé par Bernard Surugue, directeur de recherche à l’IRD, est l’histoire de la mort progressive du fleuve Niger. Celle-ci nous est contée de manière imagée par Silure, ancêtre mythique de l’humanité, et Bama le crocodile gardien du fleuve. La vie harmonieuse entre les hommes, le fleuve, et les poissons est aujourd’hui perturbée. Le climat change et la désertification a entraîné la migration des populations vers la vallée du Niger. Les berges du fleuve sont surpeuplées et les eaux sont surexploitées. Le fleuve s’assèche car la pluie se raréfie, et l’eau est piégée par les barrages. Les hommes empoisonnent le fleuve avec leurs déchets et la jacinthe d’eau l’étouffe progressivement. Les ressources en poisson s’amenuisent mettant en péril la vie des pêcheurs locaux, les bozos. Mais des solutions existent pour sauver le fleuve Niger. Ecoutez donc la parole du fleuve.
Parole de fleuve! Article écrit et publié sur le quotidien du festival le 2 Avril 2008.

Ce film a été réalisé dans le cadre de l’expédition Tara-Damoclès sur l’Océan Arctique, de septembre 2006 à avril 2007. Tara : voilier polaire, une base en dérive dans l’arctique, équipé d’appareil pour mieux comprendre ce qui se passe sur la glace et sous la banquise.
Bruno vienne, a filmé l’expédition Tara-Damoclès sur l’Océan Arctique. Il est venu parler de l’aventure polaire aux enfants. « Le soutien des classe et des enseignants qui ont suivit TARA pendant ces 18 mois a beaucoup aidé l’équipe engagé dans cette aventure », raconte-il. « Nous avons eu peur de stopper l’expédition quand nous avons perdu du matériel, et que l’osmoseur, qui rendait l’eau potable à bord, est tombé en panne ». Ce projet scientifique avait comme objectif de quantifier les changements climatiques en Arctique. Ceci devait aider aux prises de décisions face au réchauffement de la planète. Au terme de la dérive de Tara, les relevées scientifiques démontrent que La banquise recouvre deux fois moins de surface durant l’été 2007 qu’en 1979 lorsque des premières observations de satellites furent lancées. 4 millions de km2 en 2007 contre 7 millions de km2 en 1979. Le voilier polaire va continuer ses expéditions écologiques. Rendez-vous au printemps 2009.
Tara: témoin du recul de la banquise. Article écrit et publié sur le quotidien du festival le 4 Avril 2008.
Hier matin au festival Jérôme NEGREL, lycéen de 17 ans en PACA, aux côté d’autres invités, nous a fait découvrir l’éco-parlement des jeunes. C’est un dispositif d’éducation à l’environnement. En Paca ce sont 1000 jeunes, comme lui, qui se sont engagés à réaliser un plan d’action de communication pour l’environnement. En proposant des réalisations concrètes locales, ils participent à la politique environnementale de la région, et sont acteurs de leur futur cadre de vie. Jérôme s’enthousiasme: « C’est motivant de constater que nous sommes tous engagés vers un même but : la protection de notre planète ». Le 28 mai ces éco-parlementaires remettront leurs projets auprès des partenaires locaux engagés que sont le conseil général des hautes alpes et le Syndicat Intercommunal de Transport et de Traitement des Ordures Ménagères de l’Aire Toulonnaise (SITTOMAT).
Éco-parlementaire à 17 ans. Article écrit et publié sur le quotidien du festival le 4 Avril 2008.

670 cannettes en aluminium suffisent pour produire les parties métalliques d'une bicyclette.
Si vous ne recyclez pas encore vos déchets aluminium (canettes, aérosols...), sachez que les bornes jaunes de tri sélectif, réservées aux emballages, les accueilleraient volontiers. Les réutilisations possibles de ce matériau sont nombreuses. Parmi elles : la production de bicyclettes.
L’extraction de la bauxite, minerai à l’origine de l’aluminium, est extrêmement polluante et les réserves s’amenuisent. Mais la bonne nouvelle, c’est que le recyclage de ce métal peut se faire à l’infini, et pallier ainsi la pénurie annoncée. Une organisation efficace de la collecte et du tri des ordures suffirait donc, en théorie, à assurer certains besoins des générations futures.
670 canettes pour un vélo
Les canettes, une fois séparées des autres déchets sont transférées vers un centre de tri sélectif. Elles sont alors isolées manuellement des autres ordures à un rythme de 7,5 tonnes par heure. Compactées en balles de 350 kg, elles sont stockées avant d’être récupérées pour le recyclage. Déstructurées puis transformées en lingots d’aluminium, les canettes sont enfin prises en charge par les industriels, qui leur offrent une seconde vie. A titre d’exemple une balle est suffisante pour fabriquer une trentaine de vélos.
Seconde vie pour vos canettes. Article écrit et publié sur le quotidien du festival le 5 Avril 2008.

Si le poids global des emballages s’est stabilisé (4,7 millions de tonnes en 2000), le nombre de produits emballés continue malgré tout de progresser (+ 11 % en six ans).
La quantité de déchets ménagers produits par les Français augmente d’environ 1 % chaque année et dépasse aujourd’hui 1 kilo par personne et par jour. Les emballages représentent à eux seuls 1/3 du poids de nos poubelles et la moitié de leur volume. Pour soulager nos poubelles, certains industriels sont prêt à réduire leur production à la source.
Hier matin au Festival, Sylvie Carlier nous a démontré que nous pouvons tous agir pour la planète avec son film « vos poubelles au régime ». Il apparaît qu’indépendamment d’une prise de conscience collective, la réduction des déchets est l’affaire de chacun. Certes, le compostage n’est pas très facile à réaliser en appartement, mais pour ceux qui souhaitent participer à cet élan de solidarité écologique, l’idéal est d’acheter des articles aux emballages moins volumineux. La réalisatrice n’omet pas de souligner qu’une partie des industriels adapte leur offre de produits à la nouvelle demande des consommateurs en citant Pierre Frish, directeur environnement Auchan. « Nous avons constaté une économie de 70 tonnes de carton sur l’année 2007 en supprimant le carton de l’emballage d’une pâte à tarte. » Cette performance a été obtenue en multipliant le poids du carton (16 g) par le nombre d’unités vendues. Nous pourrions vraiment soulager nos poubelles si les industriels nous donnaient un p’tit coup de pouce. Ou tout simplement si nous n’achetions plus de produits sur-emballés.
Seconde vie pour vos canettes. Article écrit et publié sur le quotidien du festival le 5 Avril 2008.

« Ces épisodes tempétueux provoquent une montée des eaux sur les côtes qui peut aller de 40 à 70 cm supplémentaires ».
« Cédric Brunel, chercheur au Centre Européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement (CEREGE), étudie l’impact du changement climatique sur le littoral méditerranéen entre l’Italie et le delta du Rhône. Avec une montée des eaux d’1,1cm sur 100 ans, le recul moyen des côtes a été de 11 m sur les petites plages de fond de baie (plages de poche), et de 50 m sur les plages plus ouvertes du delta du Rhône. Le changement climatique risque d’accentuer ce phénomène.»
« L’eau monte de plus en plus vite, 1,1mm par an et quatre fois plus d’ici 100 ans », constate Cédric Brunel. Si la mer monte sur des pentes relativement douces comme celles qui caractérisent les plages de poche, la ligne de rivage va reculer progressivement. Ces plages sont souvent adossées à une falaise, le sable y est bloqué, et ne peut pas translater (se déplacer) en arrière de la côte. « A terme le rivage sera englouti sous les eaux », ajoute-il. En Camargue, les plages ne disparaîtront pas car elles ont l’espace pour translater. Seules les zones urbanisées sont en danger, c’est le cas des Saintes Maries de la Mer depuis une cinquantaine d’années. En 1920 il y avait 500 m de plage aux Saintes Maries de la mer ; en 1970 il n’y en avait plus que la moitié. Par la suite ont été mis en place des enrochements pour protéger le village contre l’érosion. « Lors de tempêtes, l’action de la mer grignote cette digue, qui fait l’objet de réparations constantes. On tend vers une presqu’île, plus aucune plage, avec la ville uniquement reliée au littoral par une digue ».
Des tempêtes plus nombreuses et plus violentes en méditérannée.
Les risques côtiers sont au cœur des préoccupations du chercheur. « Le problème, c’est que le Rhône n’apporte plus suffisamment d’alluvions à la mer ». Généralement, celle-ci prend en charge les petits matériaux en suspension, et les redépose sur le rivage par l’intermédiaire de ses courants côtiers. « C’est le même inconvénient pour tous les delta de la côte méditerranéenne ». Les barrages construits pour alimenter les canaux d’irrigation, ou les centrales électriques piègent les alluvions, qui, avant ces aménagements, permettaient au delta de progresser sur la mer. Aujourd’hui les deltas sont fragilisés, et la mer ronge les côtes. « Ce sont les vagues qui arrachent les sédiments lors de tempêtes extrêmement violentes ». Cédric Brunel a analysé les enregistrements de houle relevés par le marégraphe de Marseille. « Sur les 100 dernières années, les tempêtes augmentent en nombre et en intensité en méditerranée. Ces épisodes tempétueux provoquent une montée des eaux sur les côtes qui peut aller de 40 à 70 cm supplémentaires ». Cette hausse s’explique suivant un principe mécanique. L’air exerce une pression sur la surface terrestre, un poids. Quand la Méditerranée est dans une zone de basse pression, l’eau subit moins le poids de l’air, ce qui se traduit par une montée brusque des eaux sur les côtes.
Côtes en danger!
« Sur du long terme vont se combiner une montée de la mer due au réchauffement climatique, et un niveau marin qui s’élèvera beaucoup plus haut lors de tempêtes ». En 1992, dans son ouvrage « côtes en danger », le géographe Roland Paskoff spécialiste des littoraux, conseillait d’éloigner les aménagements du rivage afin que le système de protection naturel puisse se mettre en place. « La plage prévoit une zone tampon où se forme souvent un banc qui ralentit les vagues et diminue leur action érosive » précise Cédric Brunel. Les dunes ainsi formées restituent le sable à la plage après les intempéries et protègent l’arrière côte. Depuis 1995 les plans de prévention des risques naturels prévoient que les espaces susceptibles d’être submergés ou érodés d’ici 100 ans restent inconstructibles. En zone urbaine, cet espace intermédiaire a souvent été colonisé par les aménagements, et ne peut donc plus jouer son rôle. « Si les tempêtes s’intensifient les plages risquent de perdre plus de sédiments qu’elles n’en gagnent, ce qui amplifiera le recul prévu par la seule montée des eaux, et la mer déchaînée frappera plus près des bâtiments. L’inondation des côtes y sera sans doute aussi plus fréquente ».
Risques côtiers à l’horizon 2100. Article publié dans le mensuel «Science Frontières» Nº139 du mois d’avril 2008.

L’équipe du projet international KEOPS pilotée par Stéphane Blain, à bord du Marion Dufresne dans l’océan austral
« Il faut réduire les émissions de gaz à effet de serre, car nous nous situons déjà au dessus du scénario le plus irréaliste, ...et laisser de côté la fertilisation artificielle, car il y a trop d’inconnus, et beaucoup de paramètres sont incontrôlables ».
C’est à l’université de la méditerranée à Luminy, que nous avons rencontré Stéphane Blain, chercheur au Laboratoire d’océanographie et de biogéochimie de Marseille. Il nous a expliqué que la fertilisation artificielle des océans n’est pas une solution au dérèglement climatique.
L’océan joue un rôle important dans la régulation du climat. Il a la capacité de dissoudre (pompe physique) et d’absorber (pompe biologique) de grandes quantités de dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère. Il couvre les ¾ de la planète, c’est donc un formidable puits de carbone qui «modère» le climat.
Aujourd’hui, l’augmentation du taux de CO2 est amplifiée par l’activité humaine. Il s’est accru de 70% entre 1970 et 2004 selon un rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). D’après Stéphane Blain "nous nous situons déjà au dessus du scénario le plus irréaliste qu’avait envisagé le GIEC en 2001".
Et le fer dans tout çà ?
Le fer permet à une micro algue marine, le phytoplancton, de piéger le CO2 dans l’océan. Cet organisme utilise le carbone dissous dans l’eau pour construire ses tissus. Quand il est mangé, une partie du CO2 retourne à l’atmosphère. Mais lorsqu’il meurt il se dépose sur le plancher océanique sous forme de sédiments, «isolé de l’atmosphère pour des milliers d’années». Le phytoplancton joue ainsi « le rôle de pompe biologique à carbone».
Mais, le scientifique souligne que le fer s’est raréfié dans les océans alors que c’est un des éléments chimiques les plus abondants sur la planète. Le fer originel était plus soluble que l’actuel.Incorporé dans de nombreux métabolismes, il permettait une meilleure acquisition par les micro-organismes, dont il représente une ressource vitale. Ceci explique en parti que la pompe biologique «tourne au ralenti» dans de vastes régions océaniques.
En 1993, des ingénieurs américains ont imaginés qu’il était possible de relancer la pompe artificiellement. Cette idée de fertiliser l’océan pour refroidir la Terre a donné lieu à une douzaine d’expériences. L’équipe du projet international KEOPS pilotée par Stéphane Blain, a préféré observer un processus naturel pour comprendre le vrai rôle du fer. Selon lui c’est un «gros danger» de bousculer la pompe biologique avec du fer différent et beaucoup moins complexe que ne l’est le fer issu du milieu marin. Celui utilisé par la géo-ingéniérie est moins riche en apports et en échanges biologiques et chimiques. En 2002 a «germé» l’idée d’observer une floraison saisonnière de phytoplancton (bloom), sur le plateau des Kerguelen. Ce n’est qu’en janvier 2005, après une validation scientifique, budgétaire et logistique, que 50 chercheurs ont mené leur étude dans l’océan austral à bord du Marion Dufresne. Ils ont constaté que ce «bloom» est alimenté par un apport naturel et continu de fer provenant des eaux profondes riches en minéraux. De plus, la chute de CO2 mesurée sur une fertilisation naturelle s’est avérée bien plus efficace: «Dix fois plus élevée» que les estimations se basant sur la fertilisation artificielle. Tout simplement car le phytoplancton assimile beaucoup mieux le fer naturel, enrichi en nutriments comme les nitrates, phosphates et silicates.
Dérégler la pompe biologique, semble être une erreur !
«On touche le domaine de la manipulation du vivant» s’nquiète Stéphane Blain. «Il y a trop d’inconnus, et beaucoup de paramètres sont incontrôlables». Il ne faut pas oublier les risques d’effets secondaires associés à la démultiplication du phytoplancton: La production de Gaz à effet de serre, comme le protoxyde d’azote (N2O) qui est 300 fois plus dévastateur que le C02; La diminution des réserves d’oxygène des océans, qui à grande échelle peut provoquer la mort de nombreux autres organismes marins. De plus, il n’y a aucune certitude que ce carbone, soit stocké durablement au fond des océans.
Face à ces risques «il faut réduire les émissions de Gaz à effet de serre» et «laisser de côté la fertilisation artificielle». Peut-être que la pompe biologique va se relancer, et que la quantité de fer amenée à l’océan va augmenter. Cela mérite de continuer à creuser le problème... Cet objectif continue à motiver les recherches sur le cycle du fer.
Faut-il fertiliser l’océans pour contrôler le climat?

L'éco-design:Imaginer son quotidien autrement.
Le design est un métier d’avenir, ouvert à tous. Avec l’eco-design, on prend même soin de votre environnement.
Vous avez sans doute déjà remarqué ces objets dont les lignes, les couleurs sont faites pour vous. Ils accompagnent votre quotidien, vous rendent la vie parfois plus agréable et souvent plus facile. L’art du designer c’est rendre esthétiques et fonctionnels les objets du quotidien. Sa mission est de créer des modèles originaux et innovants correspondant aux attentes des clients. Curiosité, intuition, imagination sont des qualités nécessaires. Qu’il travaille en agence, en entreprises ou en indépendant, il reste autonome dans son travail.
Issu d'écoles d'art (Beaux-arts, Arts appliqués, Arts Déco, Boulle...), le designer industriel possède un double cursus technique et artistique. Certaines formations proposent des spécialités pour les ingénieurs et les commerciaux orientées vers la conception de produits (ENSAM, ECP, EMP...), le design industriel (UTC) ou le management du design (IAE de Nancy).
Si vous avez la fibre écologique, l’éco-design est une démarche qui vous permettra de rendre votre approche utile et responsable. Vous intègrerez à vos projet le respect de l’environnement et le recyclage des produits. Le salaire d’un jeune diplômé débutant en agence est de 1800€ bruts. Mais pour débuter à votre compte, mieux vaut avoir des économies, car vos contrats (7000 et 40000€) sont souvent payés après livraison.
Le design pense à vous ! Et si vous pensiez au design? Article écrit et publié sur le magazine News-J le 15 mars 2008.